La mafia sicilienne

 

Cosa Nostra (ce qui est à nous  ou  notre chose  en italien) est le nom de la mafia sicilienne (bien qu’une seconde organisation, la Stidda, soit implantée dans le sud de l’île). Elle est surnommée « La Piovra » pour ses réseaux tentaculaires. Le terme de « Mafia » désignant originellement la Cosa Nostra jusqu’à ce qu’on apprenne son véritable nom, lequel aurait commencé à être utilisé après la seconde guerre mondiale. On parlait auparavant de mafia ou de Società onorata (l’« honorable société »), appellation qui viendrait du fait que la mafia sicilienne aurait eu des règles d’honneur strictes, telles que l’interdiction théorique du mensonge entre membres, de l’adultère et du proxénétisme. Aujourd’hui, la plupart de ces principes ont été nettement délaissés, notamment l’interdiction du proxénétisme et le mépris du trafic de stupéfiants, peutêtre sous l’influence de la mafia italo-américaine.

Du fait de l’émigration massive d’Italiens du Mezzogiorno à la fin du XIXe siècle, elle est également présente aux ÉtatsUnis, au Canada, en Australie et en Amérique latine. Elle était considérée comme l’organisation la plus puissante jusqu’au début des années 2000. Elle est considérée par de nombreux spécialistes comme l’organisation criminelle la plus influente en Europe. Mais la répression des autorités semble l’avoir affaiblie au profit de la ‘Ndrangheta qui posséderait, depuis 2006, 80% du trafic de cocaïne en Europe. Au Québec, depuis les premières révélations dans les médias, il y a sit ans, de l’existence d’un cartel d’entrepreneurs, pour la plupart d’origine italienne, régnant sur l’industrie du bâtiment et des marchés publics dans la municipalité de Montréal, se dessine peu à peu un système mafieux tissé à l’échelle provinciale et portant sur des millions de dollars canadiens. Pour démêler les fils de ce scénario digne du Parrain de Coppola, des experts en criminalité organisée venus d’Italie et des Etats-Unis ont même été sollicités, comme le célèbre ancien agent spécial du FBI Joseph Pistone, alias “Donnie Brasco”