Coutumes

 

La sieste (il pisolino ou la pennichella à Rome) fait partie des traditions depuis l’Antiquité. L’été surtout, la ville s’endort après le dîner. Les boutiques ferment, la circulation ralentit et les travailleurs de la sixième heure (siste vient de desexta hora) sont l’exception. Une coutume venue du Sud maintenant propagée dans tout le pays, c’est la «passeggiata». Entre 18 h et 20 h, les rues fourmillent d’une foule extraordinaire qui monte et descend la rue en un rite immuable. Sur le corso ou la piazza, cette traditionnelle promenade du soir était régie autrefois par des règles strictes : seuls les hommes y figuraient dans leur plus beau costume, les souliers pointus brillants comme une lire neuve. Puis les femmes sont venues égayer de leurs toilettes cette sombre foule masculine, mais garçons et filles formaient encore des groupes distincts où, sous la surveillance attentive de tout le village, le seul langage permis était celui des yeux. Un regard trop appuyé était presque un engagement. Aujourd’hui, les modes ont évolué mais la passeggiata demeure.

L’Italie a toujours le goût de la fête. Les festivités religieuses tiennent, bien sûr, la première place. Chaque localité a son patron et ne manque pas de l’honorer avec faste ; chaque quartier a son protecteur et chaque église son saint protecteur. Il y a également les fêtes profanes, comme les carnavals. Les plus célèbres sont ceux de Venise et de Viareggio, un des plus importants d’Europe. Il faut aussi compter toutes les manifestations à caractère historique comme le Palio de Sienne, le Calcio Sorico de Florence ou la Corsa dei Ceri de Gubbio. Ajoutons les nombreux festivals comme celui du Cinéma international de Venise (la Mostra), ceux d’Art lyrique de Vérone ou de Spolete et celui de la chanson italienne de San Remo.

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